Chair k-rol, ronde, chère k-rol, toujours si joyeuse,
Tu es une peintre, une des dernières gardiennes des phares, cavalière de la jument, randonneuse de l'Ar Men, Eve de l'île vierge, tu maintiens leurs lumières sur des îlots colorés. Si j'étais Président, je te nommerai officiellement peintre de la S.N.S.M.
k-rol voulait être artiste. Elle était blessée, sa force et son coeur l'ont redressé. Ayant connu la grisaille des salles blanches, k-rol, plus reconnaissante que vengeresse, nous offre aujourd'hui une palette lumineuse et acidulée, k-rol fait sourire les phares. k-rol fait sourire la vie.
Je vous fiche mon billet qu'un jour ses phares rencontreront les gens de la terre. Ses tableaux sont une invitation au voyage, au pays des marins d'Oz, couleurs sucrées, couleurs bonbon, ses phares se dressent comme un mât de cocagne multicolore au milieu d'un paysage enfantin.
k-rol, raconte moi un phare !
Il était une fois, une grande fille qui voulait peindre sa joie. Il était une fois une fille qui aimait tellement les phares qu'elle les dessina plein de fois. Elle les rêvait peints par des flots charriant des centaines de couleurs. Puis je me suis endormi près du phare du Nividic et j'ai entendu le râle des rouleaux chanter sur les roches dentelées et acérées ...
k-rol est une artiste saltimbanque. Vous la verrez au carrefour des places publiques sous son barnum blanc. Elle est plantée là, comme un clown, ses tableaux font rire les petits et les grands, le spectacle est sous le chapiteau. De St-Lô à la Montagne-Verte, elle campe au municipal, sans peur ni désappointement, reste souvent sur sa position, tout en sachant donner de sa gaîté aux nomades.